Samedi 27 et dimanche 28 mai la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle organisent un grand week-end de comptage national des oiseaux des jardins au printemps.
Chaque citoyen est invité à se rendre dans son jardin durant 1 heure pour y compter les oiseaux puis saisir ses observations sur le site www.faune-tarn-aveyron.org dans la rubrique Participer - Oiseaux des jardins
Contact : Nicolas Bidron 05 65 42 94 48
samedi 29 avril 2017
jeudi 20 avril 2017
Le jeudi des Faucons pèlerins
Cette année encore, jeudi 4 mai, les Faucons pèlerins locataires du clocher de la collégiale de Villefranche de Rouergue deviendront, le temps d’une matinée, les vedettes du célèbre marché du jeudi matin !
Si vous souhaitez admirer ce bel oiseau dans sa chasse sportive, n’hésitez pas à chercher l’oriflamme de la LPO et suivez les bénévoles ravis de partager leur passion !
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
Si vous souhaitez admirer ce bel oiseau dans sa chasse sportive, n’hésitez pas à chercher l’oriflamme de la LPO et suivez les bénévoles ravis de partager leur passion !
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
Libellés :
Rapaces,
Sorties nature
Pays/territoire :
12200 Villefranche-de-Rouergue, France
samedi 25 mars 2017
La bardane
La bardane, comme le chardon, appartient à la famille des astéracées.
Ses fruits ont la particularité de s'accrocher solidement aux vêtements et au pelage des animaux. Cette propriété a pour but la propagation de l'espèce en des endroits plus ou moins éloignés de la plante d'origine afin de lui assurer de meilleures chances de survie.
Le fruit de la bardane est un des exemples les plus connus de biomimétisme ou bio-inspiration : en observant que ces fruits, dont son chien lui ramenait régulièrement des exemplaires solidement accrochés à ses poils, étaient munis de petits crochets, un ingénieur suisse a eu l'idée du Velcro.
La bardane est une plante hôte de la chenille de la vanesse des chardons encore appelée belle-dame.
Charles Darwin, qui l'a rencontrée en Nouvelle-Zélande lors de son voyage raconte : "La bardane commune est aussi fort répandue et portera toujours, je le crois, témoignage de la méchanceté d'un anglais qui en a donné des graines en échange de graines de tabac."
No comment....
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| Bardane |
Ses fruits ont la particularité de s'accrocher solidement aux vêtements et au pelage des animaux. Cette propriété a pour but la propagation de l'espèce en des endroits plus ou moins éloignés de la plante d'origine afin de lui assurer de meilleures chances de survie.
Le fruit de la bardane est un des exemples les plus connus de biomimétisme ou bio-inspiration : en observant que ces fruits, dont son chien lui ramenait régulièrement des exemplaires solidement accrochés à ses poils, étaient munis de petits crochets, un ingénieur suisse a eu l'idée du Velcro.
La bardane est une plante hôte de la chenille de la vanesse des chardons encore appelée belle-dame.
| Imago de belle-dame butinant une fleur de buddleia |
No comment....
Oiseaux rupestres et compagnie
Le Saut de la Mounine (Saujac - 12) est un superbe site sur la vallée du Lot. Il offre un magnifique point de vue et abrite aussi de nombreuses espèces rupestres : le Martinet à ventre blanc, le Faucon pèlerin, l’Hirondelle de rochers…
La période est aussi assez favorable à l’observation du Balbuzard pêcheur qui est régulier lors de la remontée vers ses sites de reproduction…
Venez donc nous rejoindre samedi 22 avril matin !
Selon la météo, la sortie sera prolongée l’après-midi.
NB : Le parcours peut être adapté si des personnes à mobilité réduite sont intéressées.
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
La période est aussi assez favorable à l’observation du Balbuzard pêcheur qui est régulier lors de la remontée vers ses sites de reproduction…
Venez donc nous rejoindre samedi 22 avril matin !
Selon la météo, la sortie sera prolongée l’après-midi.
NB : Le parcours peut être adapté si des personnes à mobilité réduite sont intéressées.
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
Libellés :
Oiseaux migrateurs,
Rapaces,
Sorties nature
Pays/territoire :
12260 Saujac, France
Découverte de fritillaires pintades
Au cours d’une balade, samedi 15 avril 2017, venez découvrir les fritillaires pintades des prairies du secteur de Villefranche-de-Rouergue.
Nous aurons aussi l’occasion de faire d'autres observations, notamment de faune.
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
Nous aurons aussi l’occasion de faire d'autres observations, notamment de faune.
Contact : LPO Aveyron : 05 65 42 94 48
Libellés :
Flore,
Sorties nature
Pays/territoire :
12200 Villefranche-de-Rouergue, France
vendredi 9 septembre 2016
Flore sauvage de la campagne villeneuvoise : des labiées.
L'observation des labiées est très intéressante; il en existe plusieurs variétés rencontrées au bord des chemins; les observer de près permet de ne pas les confondre entre elles et d'en admirer les fleurs. Certaines d'entre elles sont comestibles et/ou ont des propriétés médicinales.
Nous avons vu déjà la sauge des prés, le clinopode commun, la brunelle blanche.
En voici d'autres, également observées en été:
Nous avons vu déjà la sauge des prés, le clinopode commun, la brunelle blanche.
En voici d'autres, également observées en été:
| Bétoine officinale |
| Bétoine officinale (zoom) |
| Brunelle commune |
| Clinopode nepeta (clinopodium-calamintha nepeta) |
| Clinopode nepeta (zoom) |
| Epiaire des bois |
| Galéopsis angustifolia à feuilles étroites |
| Germandrée botride |
| Germandrée scorodoine ou sauge des bois |
| Sauge des bois (zoom) |
Libellés :
Flore,
Villeneuve d'Aveyron
Pays/territoire :
12260 Villeneuve, France
vendredi 19 août 2016
Les myxomycètes, ces créatures étranges...
Un aspect microscopique et néanmoins important de la biodiversité : les myxomycètes existent depuis 500 millions d'années et leur rôle dans l'écosystème terrestre est essentiel.
Etymologiquement, le terme « myxomycète » dérive des mots grecs « myxo », gluant et « mycète », champignon. On les désigne aussi sous le terme de « moisissure molle ».
On les rencontre dans les endroits humides sur différents substrats principalement végétaux : bois morts, composts, humus végétal.
Il en existe un millier d'espèces qui présentent une grande diversité de formes, de couleurs et de structures et peuvent changer de couleur au cours de leur maturation. Leur taille est également très variable; elle peut atteindre dans certains cas plusieurs mètres carrés.
Une particularité des myxomycètes est que leur aspect aux deux stades de leur développement diffère totalement et c'est sans doute pour cette raison qu'ils ont longtemps intrigué les naturalistes qui ne savaient pas s'ils devaient les classer dans le règne animal ou dans le règne végétal.
Alors qu'il s'était établi un consensus pour les classer dans le règne fongique établi grâce aux progrès de la génétique et bien qu'ils soient toujours traditionnellement étudiés par les mycologues, les nouvelles avancées de la génétique ont conduit à les classer dans les protistes (indiquant par là qu'il ne s'agit ni d'un animal, ni d'un végétal, ni d'un champignon) et plus précisément dans les amibozoaires : ils naissent d’une spore et débutent leur vie à l’état de cellule amiboïde.
Plusieurs étapes vont aboutir à la formation d’un plasmode, gigantesque cellule constituée d'une multitude de noyaux qui barbotent dans un même ensemble désigné également par le terme « blob ». Ce stade du développement d'un myxomycète représente l'essentiel de sa vie.
Le plasmode n'est pas entouré d'une paroi rigide ce qui lui permet de ramper ou de se déplacer par pulsations. C'est ainsi que, bien que l'on sache que ce ne sont pas des champignons, certains en parlent comme de « champignons qui marchent » car ils se déplacent pour chercher leur nourriture : dans la nature ils se nourrissent de microorganismes et de champignons; en laboratoire on les nourrit principalement avec des flocons d'avoine.
Ces deux caractères (déplacement et absorption de nourriture par ingestion) rapprochent les myxomycètes du monde animal.
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| Plasmode de l'espèce Physarum (frankenstoen, CC BY 2.5) |
Comme souvent le plasmode est très coloré, étalé sur le substrat avec des veines et des veinules où s’établissent des courants alternés de matière cytoplasmique.
A l'état de plasmode, le myxomycète a une résistance et une capacité de survie exceptionnelles : un plasmode peut fusionner avec des plasmodes de la même espèce. S’il est accidentellement sectionné, chaque partie peut former un plasmode indépendant.
Si les conditions sont défavorables, par temps sec, le plasmode se rétracte et disparait quasiment dans les replis de son support. Les parties internes s'entourent d'une paroi dure et forment des sclérotes. Une fois les conditions favorables revenues, le plasmode réapparaît et poursuit sa quête de nourriture laissant derrière lui lorsqu'il se déplace une traînée brillante faisant office en quelque sorte de mémoire lui permettant d'éliminer les endroits qu'il a déjà visités.
Quand les conditions environnementales lui conviennent, après qu'il se soit bien nourri, le plasmode entame sa phase de reproduction en se transformant complètement : il élabore des structures ressemblant à des champignons qui contiennent les spores destinées à sa reproduction et dénommées sporocystes. Ces derniers peuvent avoir plusieurs formes. L’opération s’effectue rapidement et ne prend parfois que quelques heures.
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| Myxomycète Badhamia utricularis (Marco Bertolini), CC BY 2.0 |
C'est dans cette phase, lorsqu'on les observe avec une bonne loupe ou un microscope, que la détermination des myxomycètes devient possible et que l'intérêt esthétique se manifeste : on peut voir de très belles images comme celle-ci ou celles qu'on peut voir sur ce site ou le site Champignons d'Aveyron ou d'ailleurs
L'étude des myxomycètes en laboratoire a permis de mettre en évidence l'étonnant comportement de cette créature étrange qu'est le plasmode, être unicellulaire capable d'« apprentissage », d'« anticipation », de « discernement » comme le montrent les expériences décrites ci-après.
Ainsi, une équipe toulousaine a montré qu'un plasmode de type Physarum était capable de choisir le régime le plus adapté à son métabolisme lorsqu’il était mis en présence de plusieurs aliments de compositions différentes.
Une équipe de chercheurs japonais et hongrois a montré que les plasmodes étaient capables de se déplacer dans un labyrinthe et d'identifier le plus court chemin entre deux morceaux de nourriture placés à chaque entrée.
Une autre étude a démontré qu'un plasmode était capable de concevoir des réseaux sophistiqués : les chercheurs ont déposé le plasmode sur une surface où étaient dispersés des points de nourriture représentant les différentes villes de la région de Tokyo; le plasmode a créé un réseau optimisé entre les sources de nourriture, reliant de la manière la plus efficace les différents points. Ce réseau était similaire et au moins aussi efficace que le réseau ferroviaire de Tokyo!
Encore plus surprenant : il semblerait que les plasmodes possèdent une caractéristique qui s'apparente à une « personnalité » ou à une « culture »: des plasmodes de la même espèce (Physarum ) provenant de pays différents (Etats-Unis, Japon, Australie) ont des comportements différents, plus ou moins « nerveux », « agressifs » ou « coopératifs »!
Ces études qui peuvent sembler un peu fantaisistes pourraient avoir en réalité des applications très sérieuses : les particularités comportementales de Physarum ont été mises à profit pour la fabrication d’un robot qui fuit la lumière. Elles pourraient constituer un modèle idéal pour de futurs outils de bio-informatique selon un chercheur de Bristol.
La nature n'a pas fini de nous étonner !
Une fois de plus on prend conscience, au fur et à mesure que les connaissances scientifiques progressent, de la nécessité de ne pas s'enfermer dans des schémas figés : sans cesse de nouvelles avancées remettent en question des classifications, des théories qu'on croyait définitivement établies.
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