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mardi 5 décembre 2017

Sauver des espèces, à quoi ça sert ?


Dans son livre de questions/réponses sur l'Evolution, Guillaume Lecointre, professeur au Museum national d'histoire naturelle répond à cette question :

"Sauver des espèces sert à les léguer à nos descendants, et donc à nous consoler face à une terrible crise de responsabilité. Celle d'avoir saccagé un monde qui sera inaccessible à nos descendants directs, parce que nous avons oublié qu'il nous était indispensable.
La biodiversité, considérée sur le long cours de son histoire, est un festival de disparitions et de renouvellements, de formes, de couleurs. Elle est tout sauf statique.
Si nous sauvons des espèces, ce ne sera pas pour la biodiversité elle-même, puisque sa propre dynamique est de se détruire et de se renouveler. Ce sera parce que nous ne pourrons pas vivre longtemps sans elle. En d'autres termes, sauver des espèces sert à nous sauver nous-mêmes."

Ce petit livre qui fait le point des connaissances sur l'Evolution est tout-à-fait éclairant : L'évolution, question d'actualité ? de Guillaume Lecointre aux éditions Quae.

bétoine officinale Montaris
Bétoine officinale à Montaris

vendredi 19 août 2016

Les myxomycètes, ces créatures étranges...


Un aspect microscopique et néanmoins important de la biodiversité : les  myxomycètes existent depuis 500 millions d'années et leur rôle dans l'écosystème terrestre est essentiel.

Etymologiquement, le terme « myxomycète » dérive des mots grecs « myxo », gluant et « mycète »,  champignon. On les désigne aussi sous le terme de « moisissure molle ».
On les rencontre dans les endroits humides sur différents substrats principalement végétaux : bois morts, composts, humus végétal.
Il en existe un millier d'espèces qui présentent une grande diversité de formes, de couleurs et de structures et peuvent changer de couleur au cours de leur  maturation. Leur taille est également très variable; elle peut atteindre dans certains cas plusieurs mètres carrés.

Une particularité des myxomycètes est que leur aspect aux deux stades de leur développement diffère totalement et c'est sans doute pour cette raison qu'ils ont longtemps intrigué les naturalistes qui ne savaient pas s'ils devaient les classer dans le règne animal ou dans le règne végétal.
Alors qu'il s'était établi un consensus pour les classer dans le règne fongique établi grâce aux progrès de la génétique et bien qu'ils soient toujours traditionnellement étudiés par les mycologues, les nouvelles avancées de la génétique ont conduit à les classer dans les protistes (indiquant par là qu'il ne s'agit ni d'un animal, ni d'un végétal, ni d'un champignon) et plus précisément dans les amibozoaires : ils naissent d’une spore et débutent leur vie à l’état de cellule amiboïde.

Plusieurs étapes vont aboutir à la formation d’un plasmode, gigantesque cellule constituée d'une multitude de noyaux qui barbotent dans un même ensemble désigné également par le terme « blob ». Ce stade du développement d'un myxomycète représente l'essentiel de sa vie.
Le plasmode n'est pas entouré d'une paroi rigide ce qui lui permet de ramper ou de se déplacer par pulsations. C'est ainsi que, bien que l'on sache que ce ne sont pas des champignons, certains en parlent comme de « champignons qui marchent » car ils se déplacent pour chercher leur nourriture : dans la nature ils se nourrissent de microorganismes et de champignons; en laboratoire on les nourrit principalement avec des flocons d'avoine.
Ces deux caractères (déplacement et absorption de nourriture par ingestion) rapprochent les myxomycètes du monde animal.

plasmode myxomycète
Plasmode de l'espèce Physarum
(frankenstoen, CC BY 2.5)


Comme souvent le plasmode est très coloré, étalé sur le substrat avec des veines et des veinules où s’établissent des courants alternés de matière cytoplasmique.




A l'état de plasmode, le myxomycète a une résistance et une capacité de survie exceptionnelles : un plasmode peut fusionner avec des plasmodes de la même espèce. S’il est accidentellement sectionné, chaque partie peut former un plasmode indépendant.
Si les conditions sont défavorables, par temps sec, le plasmode se rétracte et disparait quasiment dans les replis de son support. Les parties internes s'entourent d'une paroi dure et forment des sclérotes. Une fois les conditions favorables revenues, le plasmode réapparaît et poursuit sa quête de nourriture laissant derrière lui lorsqu'il se déplace une traînée brillante faisant office en quelque sorte de mémoire lui permettant d'éliminer les endroits qu'il a déjà visités.

Quand les conditions environnementales lui conviennent, après qu'il se soit bien nourri, le plasmode entame sa phase de reproduction en se transformant complètement : il élabore des structures ressemblant à des champignons qui contiennent les spores destinées à sa reproduction et dénommées sporocystes. Ces derniers peuvent avoir plusieurs formes. L’opération s’effectue rapidement et ne prend parfois que quelques heures.


myxomycète Badhamia utricularis mature
Myxomycète Badhamia utricularis
(Marco Bertolini), CC BY 2.0



C'est dans cette phase, lorsqu'on les observe avec une bonne loupe ou un microscope, que la détermination des myxomycètes devient possible et que l'intérêt esthétique se manifeste : on peut voir de très belles images comme celle-ci ou celles qu'on peut voir sur ce site ou le site Champignons d'Aveyron ou d'ailleurs








L'étude des myxomycètes en laboratoire a permis de mettre en évidence l'étonnant comportement de cette créature étrange qu'est le plasmode, être unicellulaire capable d'« apprentissage », d'« anticipation », de « discernement » comme le montrent les expériences décrites ci-après.

Ainsi, une équipe toulousaine a montré qu'un plasmode de type Physarum était capable de choisir le régime le plus adapté à son métabolisme lorsqu’il était mis en présence de plusieurs aliments de compositions différentes.

Une équipe de chercheurs japonais et hongrois a montré que les plasmodes étaient capables de se déplacer dans un labyrinthe et d'identifier le plus court chemin entre deux morceaux de nourriture placés à chaque entrée.

Une autre étude a démontré qu'un plasmode était capable de concevoir des réseaux sophistiqués :  les chercheurs ont déposé le plasmode sur une surface où étaient dispersés des points de nourriture représentant les différentes villes de la région de Tokyo; le plasmode a créé un réseau optimisé entre les sources de nourriture, reliant de la manière la plus efficace les différents points. Ce réseau était similaire et au moins aussi efficace que le réseau ferroviaire de Tokyo!

Encore plus surprenant : il semblerait que les plasmodes possèdent une caractéristique qui s'apparente à une « personnalité » ou à une « culture »: des plasmodes de la même espèce (Physarum ) provenant de pays différents (Etats-Unis, Japon, Australie) ont des comportements différents, plus ou moins « nerveux », « agressifs » ou « coopératifs »!

Ces études qui peuvent sembler un peu fantaisistes pourraient avoir en réalité des applications très sérieuses : les particularités comportementales de Physarum ont été mises à profit pour la fabrication d’un robot qui fuit la lumière. Elles pourraient constituer un modèle idéal pour de futurs outils de bio-informatique selon un chercheur de Bristol.

La nature n'a pas fini de nous étonner !
Une fois de plus on prend conscience, au fur et à mesure que les connaissances scientifiques progressent, de la nécessité de ne pas s'enfermer dans des schémas figés : sans cesse de nouvelles avancées remettent en question des classifications, des théories qu'on croyait définitivement établies.

dimanche 7 août 2016

Les sorties de l'été continuent...

Les sorties de l'été continuent pendant le mois d'août, tous les lundis à Villeneuve.
En juillet les balades ont été agréables et riches d'observations, avec une bonne fréquentation, des habitués et de participants occasionnels venus souvent de plus loin.



Tous les âges étaient représentés pour participer à l'inventaire de la flore,

Centaurée jaune (chlora perfolié)

Brunelle blanche
Brunelle blanche


Grand nègre des bois
Grand nègre des bois
et de divers spécimens de la faune sauvage : oiseaux et papillons bien sûr (nous avons eu la chance de rencontrer notamment le citron de Provence et le grand nègre des bois, papillons peu courants dans notre région),


Nous avons appris à distinguer l'argus bleu céleste (à gauche) et le collier de corail (à droite) : le groupe des argus nécessite une observation minutieuse pour différentier une espèce d'une autre.


Nous avons observé quelques odonates (bien que les lieux, plutôt secs, que nous avons fréquentés ne leur soient pas particulièrement favorables) et aussi araignées, coléoptères

Bupreste du pêcher
Bupreste du pêcher
Chrysomèle du peuplier
Chrysomèle du peuplier

et punaises, groupe d’insectes réunissant plus de 1 500 espèces en France, qui pourraient être un indicateur de la biodiversité.

punaises

Il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir!

vendredi 24 juin 2016

Vous avez dit "nostoc" ?

Que sont ces petits amas gluants qui ressemblent à des algues molles et qui apparaissent soudainement sur le sol (dans les massifs, les allées) après une forte pluie?

Nostoc


Nostoc
Dès que le temps est sec ils semblent disparaitre : on ne les voit plus mais ils sont toujours là sous forme d'une fine pellicule qu'on pourrait prendre pour une sorte de lichen quand on arrive à la voir.



Ce sont des nostocs que l'on nomme aussi familièrement "crachats de lune" ou "crachats du diable".
Ils sont désignés aussi parfois par le terme d'algue bleue bien que ce ne soit pas des algues mais des bactéries, et qu'ils soient, chez nous du moins, plutôt de couleur marron ou verdâtre.

Nostoc

Le mot Nostoc, dont l'étymologie n'est pas certaine, dériverait du mot grec "nosto" qui signifie "retour à la maison" et aurait été inventé par Paracelse.
Il désigne un genre de cyanobactéries de la famille des Nostocaceae.

Apparues il y a environ 3,8 milliards d'années, les cyanobactéries sont, avec les archées, les êtres vivants les plus anciens identifiés avec certitude. Elles ont contribué au développement des formes actuelles de vie sur Terre. Leur rôle est donc fondamental. Leurs capacités d'adaptation sont telles qu'elles peuvent survivre dans des conditions extrêmes. Premières manifestations de la vie, elles seront probablement aussi les dernières lorsque le soleil sera éteint dans quelques milliards d'années.

Certaines espèces sécrètent ou contiennent des cyanotoxines qui sont généralement des neurotoxines pouvant causer la mort.
D'autres espèces, à l'inverse, sont comestibles et sont réputées pour leurs propriétés nutritives.
C'est le cas de la spiruline, complément alimentaire devenu à la mode qui fait partie des cyanobactéries du genre Arthrospira.
Les nostocs quant à eux, sont consommés dans différents pays notamment au Pérou ou en Chine où leur récolte intensive est une des causes de l'érosion et de la dégradation de certains sols très vulnérables. Ils pourraient avoir des propriétés biochimiques et pharmaceutiques intéressantes comme le montrent des études scientifiques récentes. Il faudrait quand même être certains de leur innocuité avant d'être tentés (malgré leur aspect peu engageant) d'en faire une fricassée!

L'écrivain Pierre Gascar, dans Le règne végétal, parle longuement et très poétiquement (sinon scientifiquement puisqu'il en parle comme de végétaux) des nostocs qui l'ont fasciné comme, semble-il, ils ont intéressé les alchimistes.

(Photos Josiane B.)

jeudi 23 juin 2016

L'été 2016 dans la nature

Tous les lundis de juillet et août, découvrons et faisons l'inventaire de la biodiversité de la commune de Villeneuve avec les naturalistes la LPO-Aveyron.

huppe fasciée
Huppe fasciée

gazés
2 gazés sur ophrys pyramidal
 
Partageons nos connaissances sur la faune et la flore :
RDV devant l'Office de tourisme (départs à 9h et 14h) pour des sorties nature tout autour de Villeneuve.

 (Photos Josiane B.)

mercredi 1 juin 2016

mardi 2 décembre 2014

Biodiversité fragile de nos communes : bilan

Réunion de restitution du programme "Biodiversité fragile de nos communes" ce jeudi 4 décembre à 20h, salle du Solier à Villeneuve.
N'hésitez pas à en parler autour de vous et à venir nombreux.

samedi 2 août 2014

Compte-rendu de la sortie du samedi 26 juillet

Il faisait beau ce samedi et de nouveaux participants sont venus arpenter les ruelles de Villeneuve à la découverte des oiseaux, guidés par Michael Fayret.
Il n'y a pas que des pigeons à Villeneuve! Depuis quelques années, les tourterelles turques (à ne pas confondre avec la tourterelle des bois) y ont aussi élu domicile. A cette période de l'année on y voit encore quelques hirondelles et leurs dernières nichées ainsi que quelques martinets mais la plupart de ces derniers et bon nombre d'hirondelles ont déjà repris leur périple vers le sud. Leurs nids sont malheureusement moins nombreux qu'autrefois et il faut leur réserver les conditions les plus favorables possibles pour les aider un peu: ils rencontrent tellement de difficultés au cours de meurs migrations! On serait bien tristes s'ils ne venaient plus nous annoncer le printemps!

Villeneuve d'Aveyron hirondelles de fenête au nid
Jeunes hirondelles de fenêtre
tourterelle turque
Tourterelle turque

Dans les ruelles, nichant dans les trous de mur ou sous les toits, ou dans les arbres des places et du tour de ville, on a pu voir ou entendre quelques passereaux: moineaux domestiques, rouges-queues noirs, mésanges charbonnières (leur chant "tsii-tsi-lou" est bien reconnaissable), la sittelle torchepot, la bergeronnette (elle marche ou trottine souvent au sol en hochant sa queue; c'est pourquoi on l'appelle aussi le hoche-queue)....

L'observation des oiseaux ne nous a pas empêchés de découvrir les "trésors" cachés des "cantous"; ainsi cette petite sculpture que sans doute peu de villeneuvois, même de souche, connaissent et sur laquelle Michael a attiré notre attention.

Villeneuve d'Aveyron patrimoine
Angle rue droite et rue de Damie

Un tour dans le jardin municipal, partie du refuge LPO, pour admirer l'escargole. On a pu constater que les plantes aromatiques comme la bourrache jouaient bien leur rôle, attirant les abeilles et le papillons.

amaryllis
Amaryllis

Après avoir vu les arbres fruitiers du jardin municipal, nous sommes allés admirer le micocoulier de la rue Cantaduc.
L'après-midi s'est terminée par la dégustation d'un délicieux thé glacé parfumé à la verveine, accompagné d'un cake, le tout bien apprécié des participants.

(Photos Josiane B.)

jeudi 31 juillet 2014

Compte-rendu des sorties organisées par la LPO-Aveyron, les lundis de juillet sur la commune de Villeneuve.

La météo des lundis de juillet n'était a priori guère favorable aux sorties nature. Cela n'a pas empêché des courageux et courageuses de venir aux RDV donnés par les animateurs de la LPO-Aveyron.

Villeneuve d'Aveyron Causse
sur le Causse

Cela en valait la peine car, à chaque fois le temps a été moins mauvais que les prévisions ainsi que les nuages matinaux pouvaient le faire craindre: quelques gouttes seulement sont tombées et  il n'a même pas été nécessaire de sortir les capuches des sacs à dos.
Et les oiseaux et les papillons n'ont pas manqué les RDV !

Nous avons exploré les secteurs de la communes dans lesquels les observations faites jusqu'à maintenant étaient les moins nombreuses, ce qui nous a amenés entre-autres lieux, vers Condamines, le Mas du Causse, le Mas de Cance ou Mayrinhagues.

Nous avons pu observer et écouter de nombreuses espèces d'oiseaux, certaines que nous avons l'habitude de rencontrer comme

rouge-queue noir
sitelle torchepot
Sittelle torchepot entrain de casser une noisette
la bergeronnette grise, la buse variable, le chardonneret élégant, la corneille noire (qu'on appelle souvent corbeau à tort car il ne s'agit pas de la même espèce), les étourneaux sansonnets, la fauvette à tête noire, le geai des chênes, les hirondelles rustiques, les hirondelles de fenêtre, les martinets noirs, la mésange charbonnière, la mésange bleue, le merle noir, les moineaux domestiques, le pic vert, le pic épeiche, la pie bavarde, le pigeon ramier, le pinson des arbres, le rossignol philomèle, le rouge-queue noir, le rouge-gorge, la sittelle torchepot ou la tourterelle turque,

d'autres que l'on rencontre moins souvent ou que l'on connait moins et que nous avons pu repérer grâce au signalement des spécialistes, Michael et Nicolas: aigle botté, alouette des champs, alouette lulu, bondrée apivore, bruant proyer, bruant zizi, chevalier cul-blanc, faucon crécerelle, fauvette grisette, gobe-mouche gris, grimpereau des jardins, grive musicienne, grive draine, gros-bec casse-noyaux, huppe fasciée, loriot d'Europe, martin pêcheur d'Europe, mésange à longue queue, milan noir, pic épeichette, pie-grièche écorcheur, pie-grièche à tête rousse, pipit des arbres, pouillot véloce, pouillot de Bonelli, rouge-queue à front blanc, tarier pâtre, tarier des prés, tourterelle des bois, troglodyte mignon, vanneau huppé.

La connaissance des chants est un atout précieux car il n'est pas toujours facile d'apercevoir les oiseaux lorsqu'ils sont au milieu des branchages ou de distinguer telle espèce d'une autre voisine.
Pour les néophytes, la reconnaissance auditive n'est pas toujours facile; il faut une oreille bien exercée mais petit à petit, avec l'aide des spécialistes, on arrive à repérer quelques chants caractéristiques comme le « sifflet » du loriot que certains surnomment le dragueur, le « ricanement » du pic vert ou les 2 notes répétées inlassablement du pouillot véloce « compteur d'écus ».

grive musicienne
Grive musicienne
Parfois, par chance, certains se laissent longuement observer, comme cette grive musicienne entrain de manger un escargot au milieu d'un chemin ou cette famille de loriots sur un arbre
ou encore les jeunes hirondelles pointant leurs frimousses au bord du nid.



Les matinées étaient propices à la découverte des oiseaux car ils sont plus actifs que l'après-midi.

En revanche les après-midi, plus ensoleillées, ont été plus favorables à l'observation des papillons et des odonates qui ne se montrent guère qu'en même temps que le soleil.

tircis
Mégère
Rodolphe nous a aidé à reconnaître amaryllis, azuré commun (argus bleu), azuré de la faucille, azuré (thècle) des nerpruns, citron, collier de corail (argus brun), demi-deuil, fadet commun, hespérie de la mauve, flambé, fluoré, mélitée des centaurées, myrtil, petite violette, piéride de la moutarde, piéride de la rave, point de Hongrie, silène, sylvaine, tabac d'Espagne, tircis pour les papillons,

caloptéryx virgo
Caloptéryx


caloptéryx virgo, sympétrum rouge sang pour les odonates.










23 espèces de papillons et odonates (versus 54 espèces d'oiseaux) : s'ils chantaient, peut-être parviendrait-on à en repérer davantage...

ascalaphe
Ascalaphe commun observé dans le filet
avant d'être relâché

Peu courant, à moins qu'on n'y prête pas attention (il est pourtant bien beau avec ses ailes transparentes): un ascalaphe ou libelloïde, moitié libellule, moitié papillon (un « papillule » comme l'a joliment baptisé Geneviève); mais il n'est ni l'un, ni l'autre; il s'agit d'une famille d'insectes bien à part: les ascalaphidés.



Ces sorties, ouvertes à tous, offrent l'occasion de partager des connaissances et le plaisir de rencontrer des amoureux de la nature, soucieux de sa préservation.
En août, on se retrouve pour poursuivre l'inventaire !

vendredi 18 juillet 2014

Biodiversité du refuge LPO de la commune de Villeneuve

Samedi 26 juillet 2014, sortie inventaire du refuge LPO municipal :
venez découvrir et recenser les oiseaux nicheurs et les arbres faisant partie du refuge au cours d'une sortie dans le village.
Cette sortie sera l'occasion d'échanger autour d'un verre de thé glacé maison : nous envisagerons les futurs aménagements possibles pour protéger la faune et la flore de Villeneuve.

Contact : Michael Fayret, 06 19 10 19 26

Villeneuve d'Aveyron refuge LPO
Refuge du jardin municipal

jeudi 22 mai 2014

La réalisation de la spirale de plantes aromatiques est terminée

Grâce à la collaboration de 2 associations - Los paredaires pour la construction des murets de pierres sèches et le collectif villeneuvois de la Ligue pour la protection des oiseaux pour la fourniture des plants et leur plantation - le jardin municipal du Boulevard de la Dîme est désormais agrémenté d'une belle "escargole".
Les plantes qui l'habitent déjà sont nombreuses et variées, toutes vivaces ou bisannuelles se ressemant facilement et ne nécessitant pas d'arrosage (du moins une fois bien installées car tout de suite, le printemps étant bien avancé elles auraient besoin de quelques arrosages pour faciliter leur reprise et les encourager à se développer).
Lavandes, sarriettes, thym commun et thym citron, menthe, mélisse, estragon, origan, bourrache, sauge officinale, camomille, nigelles, roquette, sedum spectabile, valérianes centhratus, heucheras, gauras, coquelourdes, onagres, rosiers anciens, jonquilles, nepetas, escholzias, giroflée, lis blanc, capucines, campanules blanches et bleues, sauge ananas, sauge salvia microphylla, bruyères erica carnea, joubarbes, armoise, primevères, perovskia, jasmin d'hiver, chardons bleus échinops, chardon Marie, petites pensées, coreopsis, bleuets ...

Villeneuve d'Aveyron escargole

ces plantes dont la floraison s'étale tout au long de l'année attirent les abeilles et les papillons et participeront à la biodiversité de Villeneuve et plus particulièrement de ce jardin, déjà planté de plusieurs beaux arbres fruitiers, qui est aussi Refuge LPO.

vendredi 9 mai 2014

Sortie du 7 mai : compte-rendu

Nous étions une douzaine dont 2 enfants pour la sortie ornithologique aux abords de Villeneuve.


Si la pie-grièche n'était pas au rendez-vous, en revanche d'autres espèces étaient bien présentes que nous avons pu voir et entendre.
2 tourterelles des bois sont restées posées bien en vue pendant une bonne partie de la matinée, tandis que la caille des blés se faisait très clairement entendre dans un buisson près de nous, mais sans se laisser voir.
Nous n'avons pas vu non plus le rossignol, ni la fauvette à tête noire mais leur chant puissant attestait de leur présence. Nous avons entendu aussi le verdier.
Plusieurs oiseaux se sont laissés observer, perchés sur un arbre, une haie ou un fil électrique : bruant zizi,  mésange bleue,  pouillot fitis, geai, merle, tourterelle turque.
Et nous avons vu en vol : huppe, faucon crécerelle, rouge-queue noir, martinets et hirondelles rustiques.
Une mésange charbonnière s'est posée sur un nid de corneille désaffecté : il nous a semblé qu'elle s'était fait un cocon à l'intérieur ou au bord de ce nid bien grand pour elle.


Pigeonnier près de Villeneuve

En revenant au centre ville nous avons pu constater que des hirondelles de fenêtre occupaient les nids qu'elles avaient bâti les années précédentes et avons aperçu quelques passereaux : mésange charbonnière, rouge-queue noir, merle et moineaux domestiques.

Nous avons tenté une deuxième fois de voir une pie-grièche en allant vers Ols, mais il était peut-être trop tôt dans la saison, ou alors trop tard dans la matinée : nous avons été bredouille. Mais nous avons entendu le coucou et vu plusieurs milans noirs en vol (on n'était pas très loin du Lot près duquel ils doivent nicher).


jeudi 1 mai 2014

Pies-grièches et compagnie : sortie nature

Mercredi 7 mai matin, le temps d’une balade, venez tenter d’observer les pies-grièches qui ont la particularité d’empaler leurs insectes-proies sur des fils de barbelés ou sur des arbustes épineux.
Ces petits passereaux sont en régression en Europe et nous avons la chance d’accueillir 4 des 5 espèces reproductrices en Aveyron, alors pourquoi s’en priver ?
Cette sortie permettra également d’apporter des informations pour notre programme Biodiversité fragile de nos communes.
Contact : Nicolas Bidron, LPO-Aveyron, 05 65 42 94 48

mardi 18 février 2014

Chouettes et hiboux Villeneuvois : communiqué de presse de la LPO-Aveyron

Le monde des oiseaux de nuit est fascinant. La performance de leur vol, de leur vision nocturne, de leur ouïe les rend particulièrement efficaces dans la recherche de leurs proies. Leur rôle dans la régulation des micromammifères n’est plus à démontrer depuis longtemps.
    Dans le cadre de son programme sur la connaissance de la faune de proximité (biodiversité fragile de nos communes) la LPO Aveyron lance un appel. Aidez-nous à connaître leur répartition sur la commune de Villeneuve.
    Grâce à vos témoignages et vos observations vous pouvez nous aider largement à améliorer la connaissance de ces espèces et contribuer à réaliser la cartographie de leur répartition communale.
    Vous connaissez un lieu où une chouette ou un hibou repose, chante ou s’active dans quelques granges, toitures ou bosquets, vous êtes sûr de sa détermination, ou vous avez un doute, alors témoignez en indiquant le secteur communal (près de...) le lieudit, la date (carte IGN), l’espèce si possible par courriel, par téléphone ou sur notre site Faune Tarn Aveyron.
6 espèces de chouettes et hiboux peuvent potentiellement se rencontrer sur la commune :
        La chouette hulotte : la plus forestière c’est classiquement son chant qui accompagne nos sorties nocturnes en campagne. Cette espèce est assez commune.
        La Chouette effraie : fameuse « dame blanche » qui hante nos greniers et nos granges, plus rare. Nous connaissons mal la répartition actuelle de cette espèce en déclin.

Photo : Thierry Vergély

        La Chevêche d’Athéna ou Chouette chevêche, la plus petite des chouettes, mais aussi la plus démonstrative avec ses mœurs plus crépusculaires. Elle semble rare, la connaissez-vous ?

Photo : B. Berthémy

        Le Petit-duc scops ou Hibou petit duc, le plus petit hibou qui lance un cri fluté répétitif au printemps. Ce migrateur est rare ici. Mais peut-être l’avez-vous croisé ?

Photo : Thierry Vergély

        Le Hiboux moyen-duc : c’est le discret de la bande, ses plumes en aigrette et ses yeux rouges le caractérisent. A rechercher un peu partout parfois proche des maisons pour peu qu’un coin végétalisé tranquille lui offre le gîte et le couvert.

Photo : Thierry Vergély

        Enfin le Grand-duc d’Europe, le super prédateur. Le connaissez-vous ?

Photo : Thierry Vergély

        Participez à la connaissance et à la protection de la nature avec la LPO Aveyron en nous communiquant vos observations ; les sciences participatives peuvent révéler une richesse insoupçonnée parfois ; alors participez, nous vous tiendrons informé des résultats !

La LPO organise une soirée à Villeneuve (Film et débat) autour de la biodiversité de nos communes le 21 mars prochain, réservez votre date !

J’agis, j’adhère, j’informe : LPO Aveyron 10 rue des coquelicots 12850 Onet-le-Château. Aveyron@lpo.fr  tel – 05 65 42 94 48

vendredi 11 octobre 2013

Compte-rendu de la sortie du 28 septembre 2013

Cette sortie du début de l'automne nous a conduits tout d'abord au ruisseau de Cavagnet près de Mayrinhagues puis à Salusses.
Plusieurs milieux différents : une pâture, ancien marécage asséché, abondamment peuplée de toutes sortes de petite bêtes, le lit d'un ruisseau, sec à cette période de l'année, les abords d'une petite mare, un sentier depuis lequel nous avons pu observer plusieurs espèces d'oiseaux.

Criquet des pâtures


Nous avons été surpris par la diversité des orthoptères présents sur des petits territoires :
aïolope automnale, aïolope émeraudine, aïolope automnale,
caloptène italien,
conocéphale bigarré, conocéphale gracieux,
criquet blafard, criquet duettiste, criquet ensanglanté, criquet mélodieux, criquet des pâtures, criquet noir-ébène,
Criquet pansu









criquet pansu, criquet des roseaux,
decticelle carroyée, decticelle des friches,
gomphocère roux,
grillon champêtre,
phanéroptère méridionale (une sauterelle verte),
tétrix commun.






Les lépidoptères étaient encore nombreux, encouragés par le soleil : tircis, mélitée du mélampyre, piéride du navet, souci, robert-le-diable, paon du jour, fadet commun, myrtil, azuré commun, azuré porte-queue, mégère/satyre, vulcain.
Azuré commun - Photo Pierre M.

Myrtil

Souci

Malgré le peu d'eau, nous avons pu voir quelques odonates, principalement des sympétrums rouge-sang et quelques aeschnes,

Sympetrum rouge-sang

 ainsi que des petites grenouilles (grenouille agile et grenouille verte).

Grenouille agile

L'oeil et l'oreille exercés des ornithologues ont permis d'identifier plusieurs espèces d'oiseaux. Nous avons aperçu geais, merles noir, mésanges charbonnières et mésanges bleues, hirondelles rustiques, buses entrain de planer, faucon crécerelle, vols de bergeronnettes, d'étourneaux et de mésanges à longue queue, corneilles, pigeon ramier, pic vert, busards des roseaux en migration, sitelle, pies, tariers pâtres et entendu chouette hulotte, pic épeiche et pouillot.

Tarier pâtre

Outre le plaisir pris à observer la nature, nous avons eu celui de nous retrouver, qui s'est poursuivi lors de la réunion, du repas pris ensemble et du film sur la réintroduction du gypaète barbu dans les Grands Causses.

Josiane B.

mardi 17 septembre 2013

Réunion d'information et sortie naturaliste le 28 septembre 2013

- 14h30 RDV devant l’office de tourisme de Villeneuve
- de 14h45 à 17h40 sortie prospection : le secteur sera choisi en fonction de la météo et du nombre de participants.
- 18h00, salle du Solier, diaporama : présentation du projet Biodiversité Fragile Communale et bilan des premières prospections
- 19h30 apéritif suivi d’un pique-nique sorti du sac
- 20h30 projection d’un film naturaliste

Responsable : Daniel Escande, Renseignements : 05 65 42 94 48, Réservation : 05 65 45 35 64

Toutes les personnes qui s'intéressent à la biodiversité sont invitées à participer.

Inventaire de la biodiversité fragile villeneuvoise : l'affaire des villeneuvois !


Cette action-phare de la LPO-Aveyron, à laquelle les élus villeneuvois ont souhaité adhérer, consiste à réaliser des inventaires sur le territoire de communes sensibles à la question de la biodiversité et à faire mieux connaître ce patrimoine naturel à ses habitants et aux visiteurs.
Villeneuve se trouve donc être une des 3 communes pilotes de ce projet dont le coup d'envoi a été donné le 5 juillet 2013 lors d'une réunion à la salle des fêtes.
L'inventaire concerne quasiment toutes les espèces de la faune (oiseaux, insectes - notamment odonates et papillons -, amphibiens, chiroptères, mammifères, reptiles) ainsi qu'une liste d'espèces florales sensibles.
Cet inventaire qui concerne notre patrimoine vivant est l'affaire de tous, amateurs ou spécialistes, adhérents à la LPO ou non adhérents : tous les habitants de la commune ou des communes voisines sont invités à participer. Les observations peuvent se faire en groupes en participant aux sorties organisées par les professionnels et les bénévoles de la LPO. Elles peuvent aussi être individuelles : chacun peut signaler la présence en certains lieux précis d'espèces peu répandues qu'il a pu observer ou photographier comme par exemple la fritillaire pintade, une jolie fleur en forme de clochette rose foncé tacheté ou la pie-grièche, passereau migrateur de taille moyenne dont les mœurs sont intéressantes.

3 niveaux d'observateurs sont définis : débutants, intermédiaires et confirmés. Des fiches établies par la LPO pour chaque niveau et chaque taxon aideront les participants à réaliser cet inventaire.
Des sorties et des réunions sont ou seront programmées et annoncées sur ce blog. Les observations alimenteront la base de données Faune-Tarn-Aveyron.
Toutes les personnes intéressées peuvent s'inscrire en communiquant leur nom et leur adresse mel ou en remplissant la fiche d'inscription établie par la LPO-Aveyron.

Une réunion d’information et de mobilisation sur le programme avec présentation des prospections envisagées et des actions individuelles possibles est prévue le 28 septembre; elle sera précédée d'une sortie sur le terrain. 

mardi 10 septembre 2013

Compte-rendu de la 3ème sortie Biodiversité fragile communale


Lundi 2 septembre, chaleur estivale et belle fréquentation des adhérents pour cette troisième sortie estivale programmée de l'inventaire de le biodiversité fragile communale (BFC)  de Villeneuve. Cette animation nous a emmenés vers le mas de Darre, le propriétaire nous ayant autorisés à investir son étang  surnommé par quelques facétieux "étang Darre"...


Robert-le-diable
L'ensoleillement a permis aux papillons d'être présents en nombre et nous avons pu identifier les: Cuivré Fuligineux, Fadet commun, Mélitée orangée, Tabac d'Espagne, Piéride du chou, Petit Sylvain, Argus frêle, Carte géographique, Mélitée du mélampyre, Myrtill, Robert le diable, Piéride de la moutarde, Machaon, Azuré de la faucille, Souci, Zygène sp, soit un minimum de 16 espèces.


Sympetrum sanguineum
Les libellules et demoiselles étaient également de sortie et, se sont prises dans nos filets: Agrion Blanchâtre, Agrion élégant, Sympetrum sanguineum, Orthetrum brun, leste verte, Sympetrum striolatum, Orthetrum réticulé......

Capturer, chercher,  identifier, relâcher

Chenille de Machaon