mercredi 20 juillet 2016

Le jardin, refuge LPO les fleurs du printemps et du début de l'été


Début mai les lilas, les spirées, les cytises, les corètes, l'arbre de Judée sont en pleine floraison

lilas et spirée du Japon
Lilas mauve et spirée blanche
cytise et corète du Japon
Cytise et corète
arbre de Judée
Le haut de l'arbre de Judée
en arrière-plan d 'iris et de valérianes en boutons

Les iris étalent leur floraison sur tout le mois de mai accompagnés dans la deuxième quinzaine par le lilas blanc, le kolkwitzia et les premières fleurs des seringats tandis que la courte floraison des pavots d'Orient est terminée

iris rose saumoniris mauve et blanc

kolkwitzia
Le kolkwitzia en arrière plan d'iris et de valérianes en boutons
dans un parterre parsemé de nigelles de Damas

La pleine floraison des seringats et des pyracanthas accompagne celle des valérianes mais dure moins longtemps que celle de ces fleurs très rustiques, qui attirent les papillons et d'autres insectes, ont une première floraison très abondante en mai et juin puis une floraison plus réduite en juillet-août.

valérianes
Valérianes et lavandes en boutons

Dans la deuxième quinzaine de juin les fleurs des lavandes sont épanouies et papillons et abeilles s'y précipitent

lavandes
Lavandes

Les lis de la Madone se sont ouverts eux aussi

lis blanc
Lis de la Madone

 ainsi que, fin juin, les hémérocalles : d'abord les orangées, ensuite les roses et les orange vif, enfin le jaunes.

hémérocalle rose
Hémérocalles roses
Hémérocalles orange vif
Hémérocalles orange vif


Dans le même temps dans un autre massif ce sont les hortensias blancs, les lavatères et les onagres qui offrent leurs fleurs. Le blanc immaculé des hortensias est aussi lumineux à la tombée de la nuit qu'au soleil.

hortensia Annabelle
hortensias Annabelle
Hortensias blancs

Le parterre le long de la terrasse change d'aspect selon la période : à droite les coquelourdes et le nigelles sont les seules à être fleuries début mai avec quelques alstroemères; à gauche, à partir de juin les coreopsis, les gaillardes, les pieds d'alouette et les gauras fleurissent à profusion attirant abeilles et bourdons.


Les acanthes offrent leurs hampes majestueuses et les sauges (salvia microphylla) leurs innombrables petites fleurs. Ces dernières fleuriront jusqu'aux gelées, ce qui n'est pas le cas des acanthes qui faneront en juillet et n'auront d'intérêt que grâce à leur beau feuillage... à condition qu'il ne fasse pas trop sec!

acanthe

salvia microphylla











Les fleurs sauvages ne sont pas oubliées : orchidées, marguerites, orties, gaillets, trèfles, vesces, etc..; elles sont, avec les graminées préservées le biotope naturel des papillons, nourrissant leurs chenilles. Grâce à elles les papillons sont nombreux à butiner au soleil.

Orchis bouc et ophrys abeille
Orchis bouc et ophrys abeille
Orchis pyramidal
Orchis pyramidaux et marguerites
scabieuse
Scabieuse et achillée millefeuille
accompagnent une valériane égarée des massifs
En été le bleu des chardons et des perovskias remplacera celui des lavandes.Perovskias, gaillardes, gaura et salvia microphylla fleuriront abondamment jusqu'à Toussaint.

samedi 9 juillet 2016

Début de l'été dans le refuge LPO : les jeunes oiseaux sont sortis du nid

Comme on est sur le Causse, c'est bien sec et les oiseaux, particulièrement les jeunes, se précipitent dans le bassin mis à leur disposition pour la baignade ; un défilé permanent pendant la matinée et c'est une chance pour nous de pouvoir les photographier :

Mésange charbonnière juvénile
Mésange charbonnière juvénile

 Huit jours plus tôt elle était encore dans le nichoir quémandant la nourriture.





Chardonneret juvénile
Chardonneret

fauvette à tête noire juvénile
Jeune fauvette à tête noire

merle juvénile
Merle juvénile

rossignol philomèle juvénile
Rossignol philomèle juvénile

rouge-gorge juvénile
Jeune rouge-gorge

Serin cini
Serin cini

mercredi 6 juillet 2016

Première sortie estivale 2016

Balades d'observations très agréables dans des sentiers ombragés, le matin entre Camp Clau et Raynal, l'après-midi du côté de Regembal.
Nous avons entendu et aperçu quelques oiseaux (tourterelles turque et des bois, mésanges, fauvettes, pouillots véloce et de Bonelli, pinsons, pic vert, loriot, ...), admiré de nombreux papillons (demi-deuil en grand nombre, myrtils, argus, robert-le-diable, machaons, flambé, tircis, mégère, tristan, némusien, mélitées, piérides, paon du jour, silène, nacré de la filipendule, moro-sphynx, ...), rencontré un bupreste du pêcher ainsi que de jolis insectes et araignées.

Machaon papillon
Machaon sur une graminée
Robert-le-diable
Robert-le-diable sur une ronce

Euphorbe des bois
Euphorbe des bois
Grémil officinal
Grémil officinal
 Nous avons aussi observé une flore intéressante (dont plusieurs "simples" utilisés autrefois ou encore en médecine naturelle comme le grémil officinal ou l'achillée millefeuille) : serpolet, origan, gesses, sedums, digitales blanches, campanules agglomérées, scabieuses, centaurées, euphorbes, gaillet jaune, germandrée botride, verveine officinale, morelle douce-amère (très toxique), vipérine, géranium, trèfle incarnat, hélianthème commune, bugrane rampante, millepertuis perforé, molènes, clématites, cornouillers mâles et sanguins, fusain d'Europe, cerisiers de Sainte Lucie, camerisier ou chèvre-feuille des haies...
nous n'avons pas tout noté!

RDV lundi prochain et suivants.

dimanche 26 juin 2016

Le cornouiller sanguin

Il n'a pas, comme son cousin le cornouiller mâle, l'apanage de fleurir à la fin de l'hiver et d'offrir ainsi les premières fleurs. Il fleurit en mai à une période où les arbustes en fleurs sont nombreux et de ce fait il passe un peu inaperçu.
Pourtant, lorsqu'on les regarde de près, avec leur long pistil et leurs longues étamines les fleurs du "sanguin" comme on l'appelle simplement en langue d'oc sont très gracieuses et attirent les insectes.



En automne ses baies noires sont prisées des oiseaux. Cet arbuste peut atteindre 4 mètres de hauteur et en hiver ses rameaux rouge foncé qui lui donnent son nom sont remarquables.
Son seul défaut est d'être plutôt envahissant car il est drageonnant et se ressème facilement.


vendredi 24 juin 2016

Vous avez dit "nostoc" ?

Que sont ces petits amas gluants qui ressemblent à des algues molles et qui apparaissent soudainement sur le sol (dans les massifs, les allées) après une forte pluie?

Nostoc


Nostoc
Dès que le temps est sec ils semblent disparaitre : on ne les voit plus mais ils sont toujours là sous forme d'une fine pellicule qu'on pourrait prendre pour une sorte de lichen quand on arrive à la voir.



Ce sont des nostocs que l'on nomme aussi familièrement "crachats de lune" ou "crachats du diable".
Ils sont désignés aussi parfois par le terme d'algue bleue bien que ce ne soit pas des algues mais des bactéries, et qu'ils soient, chez nous du moins, plutôt de couleur marron ou verdâtre.

Nostoc

Le mot Nostoc, dont l'étymologie n'est pas certaine, dériverait du mot grec "nosto" qui signifie "retour à la maison" et aurait été inventé par Paracelse.
Il désigne un genre de cyanobactéries de la famille des Nostocaceae.

Apparues il y a environ 3,8 milliards d'années, les cyanobactéries sont, avec les archées, les êtres vivants les plus anciens identifiés avec certitude. Elles ont contribué au développement des formes actuelles de vie sur Terre. Leur rôle est donc fondamental. Leurs capacités d'adaptation sont telles qu'elles peuvent survivre dans des conditions extrêmes. Premières manifestations de la vie, elles seront probablement aussi les dernières lorsque le soleil sera éteint dans quelques milliards d'années.

Certaines espèces sécrètent ou contiennent des cyanotoxines qui sont généralement des neurotoxines pouvant causer la mort.
D'autres espèces, à l'inverse, sont comestibles et sont réputées pour leurs propriétés nutritives.
C'est le cas de la spiruline, complément alimentaire devenu à la mode qui fait partie des cyanobactéries du genre Arthrospira.
Les nostocs quant à eux, sont consommés dans différents pays notamment au Pérou ou en Chine où leur récolte intensive est une des causes de l'érosion et de la dégradation de certains sols très vulnérables. Ils pourraient avoir des propriétés biochimiques et pharmaceutiques intéressantes comme le montrent des études scientifiques récentes. Il faudrait quand même être certains de leur innocuité avant d'être tentés (malgré leur aspect peu engageant) d'en faire une fricassée!

L'écrivain Pierre Gascar, dans Le règne végétal, parle longuement et très poétiquement (sinon scientifiquement puisqu'il en parle comme de végétaux) des nostocs qui l'ont fasciné comme, semble-il, ils ont intéressé les alchimistes.

(Photos Josiane B.)

jeudi 23 juin 2016

L'été 2016 dans la nature

Tous les lundis de juillet et août, découvrons et faisons l'inventaire de la biodiversité de la commune de Villeneuve avec les naturalistes la LPO-Aveyron.

huppe fasciée
Huppe fasciée

gazés
2 gazés sur ophrys pyramidal
 
Partageons nos connaissances sur la faune et la flore :
RDV devant l'Office de tourisme (départs à 9h et 14h) pour des sorties nature tout autour de Villeneuve.

 (Photos Josiane B.)